ECRITURES

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LES ROSES DE RONSARD

Des roses de Ronsard, j'ai perdu les couleurs

Car dépourvu d'éclat, mon vers est dans l'impasse

Qui cherche l'arc-en-ciel  dans l'azur du Parnasse

O.  Tristesse du temps, morne saison sans fleurs

 

La rime délicate à l'encre de mon rêve

Sombre dans la déprime et le quatrain boiteux

Sur des béquilles tient l'alexandrin foireux

Se meurt le beau sonnet comme un arbre sans sève.

 

C'est enfui à jamais la consonne d'appui

Et dans mon firmament une étoile filante

Achemine  au lointain la rime suffisante

Où mon vers désormais s'abime dans l'ennui.

 

Sans rime ni raison la fleur au jardin fane

Cassandre à disparu, l'hiver gèle le mot

Nous n'irons plus mignonne effleurer le dico

Ma ferveur est en berne et le poème en panne.

 

Dans sa robe de pourpre, Hélène attend en vain

Qu'un baiser d'une rime enlumine la rose !

Aux méandres des vers, l'amour est peu de chose

Érato me bat froid, je muse sans entrain !

 

Ma plume se tarit, amère est l'ambroisie

La syllabe muette hurle son désarroi

Je trébuche au rondeau, le pied glousse de moi !

Me voilà sur le sol, j'implore Polymnie.

 

Des roses de Ronsard, j'ai perdu les couleurs

Car dépourvu d'éclat, mon vers est dans l'impasse

Qui cherche l'arc-en-ciel  dans l'azur du Parnasse

O. ! Tristesse du temps, morne saison sans fleurs

 

 

 

 

 



11/10/2015
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